26.02.2010

Mobilité et immobilité.

Il était une époque, pas si éloignée que cela, ou chacun d'entre nous s'imaginait pouvoir faire sa "carrière" à l'intérieur d'une seule et même société. Avec la mondialisation, l'EU qui s'est agrandi, les fortunes diverses et autres phénomènes bien connus que connaissent les employeurs qu'ils soient belges ou étrangers, c'est un désir qui est depuis au moins une vingtaine d'années devenu complétement obsolete.

Pourtant, aujourd'hui, la plupart des "travailleurs" n'ont toujours pas intégré cette nouvelle donne d'un monde du travail en évolulution constante. On le constate chaque jour avec les drames sociaux dus aux licenciements massifs que nous connaissons. " J'ai donné toute ma vie pour cette entreprise" dit en pleurant une dame qui va rejoindre les rangs grossissants des chomeurs.

A qui la faute s'ils ne sont pas au courant ? A eux-mêmes, parce qu'au lieu de regarder la star'ac, ils devaient plus s'interesser à l'évolution de la société, mais en avaient-ils les moyens culturelles et intellectuels pour le faire? Je crois qu'ils ne les avaient pas ces moyens et puis "papa" avait fait comme ça, alors je ferai la même chose. La faute aux politiques alors qui n'ont pas suffisament informé la population de l'évolution de le société? Surement. Même si je comprends que ce discours n'est pas très "électoraliste", qu'il aurait fallu beaucoup de courage pour annoncer , que dis-je, pour marteler , au brave peuple qu'il avait interrêt à veiller à toujours être compétitif sur le marché de l'emploi parce qui'il était peu probable qu'il termine sa carrière dans son entreprise actuelle même si celle-ci se trouvait en pleine santé aujourd'hui. Non, le pouvoir ne l'a pas fait! Pourtant lui, il le savait. La preuve? Il a suivi le mouvement. Eclatement et dégraissement de services publics, tellement cruciaux pourtant, comme la SNCB par exemple, en vue de sa privatisation prochaine partielle ou totale, au nom de l'ouverture à la concurence imposée par l'EU.

J'estime que ces services publics sont cruciaux car ils sont un outil de la mobilité requise et indispensable évoquée plus haut. Depuis des années, les nouveaux patrons de la SNCB, només par l'état, n'ont qu'un objectif, dégraisser pour que l'entreprise fasse des bénéfices(of course, on ne vend pas une entreprise en mali). Donc, suppression de personnel, oubli(?) de la sécurité, on vient de s'en rendre compte et surtout suppression de toutes les lignes et gares pas rentables.C'est ce que j'appelle se tirer une balle dans le pied. Parce qu'aujourd'hui, comment décement demander à un travailleur licencié qui habite pétaouchnoc d'aller travailler à 100 kms de chez lui s'il n'a même plus les moyens de transport pour y aller? Ce dernier n'a plus le choix, se déraciner et s'expatrier vers la grande ville, je comprends que ce n'est pas toujours facile, vendre sa maison et quitter son environnement de toujours ou alors rester chez soi, dans une immobilité imposée mais confortable à charge des actifs, creusant un peu plus les déficits divers.Oui, oui, il ya la voiture, je sais, mais se taper des heures de bouchon tous les jours, matin et soir, sur des routes dégradées, c'est pas très écolo, non, et puis c'est pour le moins épuisant et stressant. Et puis en sachant cela, quel employeur engagera un quidam qui habite à 100 kms?

 

 

   

 

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