29.04.2010

De goede klanten en... de slechte leverancies.

Jeudi 29 avril 2010...La nouvelle crise communautaire qui secoue la Belgique me fait sourire. Je dois être un des seuls francophones dans cet état d'esprit.

Les autres ont...peur, oui peur que leur chère Belgique de papa s'envole, cette fois pour de bon. D'autres n'y comprennent rien et d'autres encore s'en foutent comme de leur premier pampers. Le titre de ce post(les bons clients et les mauvais fournisseurs) est évocateur.Les habitants de ce pays, qu'ils soient du nord ou du sud, c'est partout la même chose dans le monde d'ailleurs, ne sont plus que des clients, à qui il suffit de leur dire ce qu'ils ont envie d'entendre, pour qu'ils "achètent".Depuis belle lurette, on était déjà des clients des entreprises commerciales, des émissions de tv, etc.., en fait de à peu près tout le monde et maintenant nous voilà les clients des partis politiques, quels qu'ils soient, du nord ou du sud.

Voyons le nord du pays pour commencer. Je ne vais pas revenir sur l'histoire du mouvement flamand. Retournons simplement quelques années en arrière. C'était l'époque de la "pax belgica" sous Verhofstad. Epoque bénie et prospère.Le gros problème, c'était que le CVP de l'époque avait été rejeté dans l'opposition pour une des premières fois de son histoire, lui qui avait l'habitude de présider au destinée de la Belgique. Impensable pour ce parti.Il faut dire que le cordon sanitaire institué par les partis démocratiques flamands battait de l'aile. D'élections en élections, le belang grignotait des votes et des sieges, fort de son discours séparatiste et haineux qui trouvait un écho auprès des couches intellectuellement faiblarde de la population flamande. On peut déjà parler de clientélisme dans ce cas bien sur. On vise les couches décrites ci-avant et on leur vend la camelote fachiste. Sur, ils achètent. Et donc notre CVP de l'époque s'est dit qu'il était temps de vendre le bon produit.Pour cela, un nouveau logo(cd&v), de nouveaux managers et un nouveau discours pour le marketing d'autant plus crédible cette fois qu'il émane d'un parti "fréquentable". La bonne recette pour relancer une entreprise en difficulté. Et après Verhofstad, c'est gagné, le cd&v etait de retour aux affaires.Et le discours pré-électoral, il faut quand même l'appliquer sous peine d'une nouvelle décribilisation. D'où l'alliance avec la NVA, pour ne pas porter la responsabilité des excès verbaux mais pour montrer qu'on " garde la cap".D'autres avaient aussi compris où se trouvait la recette gagnante. A côté de la grosse entreprise cd&v, la pme "lijst dedecker" s'était créée grignotant quelques parts du marché maintenant ouvert à tous. Quoi de plus simple, dans le fond que de stigmatiser les plus bas instincts des gens pour faire son beurre? Toutes les entreprises commerciales le font, sous d'autres formes pour vendre leur camelote et ça marche.., sans problème.

Faisons un bond dans le temps jusqu'aujourd'hui. Le vld a compris aussi. Il faut dire qu'il ne faisait plus que de descendre depuis que Verhofstad était parti.Alors, même scenario ou presque. Il fallait arrêter l'hémorragie. Les nouveaux managers ont joué la recette gagnante dans l'espoir d'attirer de nouveaux clients.Ainsi pratiquement toutes les couches de la population flamande sont touchées par le même marketing et donc comment ne pas y croire à ce produit miracle qui les rendra heureux et satisfaits? La spa ne peut pas faire autrement que d'y adhérer et il n'y sans doute plus que groen qui ne vend pas son âme au diable, et encore.

Pauvres clients flamands qui ne savent pas où cette aventure va les amener.

Et le sud du pays? Idem.Le sud du pays est belge. Le conjoint est persuadé qu'il vaut mieux se séparer mais le cocu est content et ne veut rien entendre. Il faut dire qu'il a peur de devoir se retrousser les manches, de quitter son statut d'assisté à vie pour assurer par exemple la pérennité des soins de santé.Et bien sur, le ps dont le produit phare est "assistanat", le cdh qui fait dans la fonction publique, en trouvant par exemple le moyen d'augmenter les fonctionnaires en temps de crise ne vont pas parler de séparatisme à une population qui n'a pas envie d'entendre ce mot. Le mr ne le fait pas non plus pour les mêmes raisons électorales, laissant au puissant fdf la joute communautaire. Pourtant aujourd'hui, hier plutôt, les divers responsables politiques francophones ont bien du admettre du bout des lèvres que la belgique était en danger. Bien obligé sinon si cela se passe, on pourra leur reprocher une responsabilité ou pour le moins un manque d'information au bon peuple belche. Mais ne craignez rien, ils vont s'accrocher parce qu'ils savent que vous êtes de bons clients et que vous ne voulez pas entendre des mots qui vous dérangent jusqu'au plus profond de votre être, il sont pas fous les cocos.Ils vont jouer avec des sonnettes et puis trainer et encore traîner, mais jusqu'à quand? Le plus marrant, c'est qu'à l'unisson, ils disent qu'ils n'y avaient plus que quelques heures pour un accord sur BHV alors que cela fait des années que c'est la blocage total.

Pauvres clients francophones.

Et après?Dans la même logique, les flamands devraient quand même être un peu plus raisonnables. Pourquoi? Ce qu'on ne leur dit pas, je parle de leurs responsables politiques, c'est que la wallonie est le premier client de la flandre et donc que sa richesse, elle vient un peu sinon beaucoup de chez "nous".Et que si le fournisseur crache sur son client, la haine que va engendrer ce crachas sera telle qu'on peut se demander si les wallons, champions du monde(avec les français) de la grève et des actions "coup de poing" ne vont pas organiser un boycott général des produits flamands. Cela serait marrant, on pourrait se demander quel serait alors la discours des fournisseurs flamands à leurs propres clients! Vous ne croyez pas que vous consommez flamands tous les jours? Mais si, il suffit d'entrer dans une grande surface et de lire les étiquettes, tout ou presque est produit en Flandre...

03.03.2010

Les minarets et les bobos.

Vaste sujet.

Il me faut absolument évoquer préalablement mon vécu face au racisme.
Je suis né "enfant du monde". Je veux dire que dans mon esprit les différences, qu'elles soient de couleur, de religion ou de tout de qu'on veut, je ne les "voyais pas".
Ce n'était donc pas le fruit d'une réflexion, non, j'étais trop jeune, c'était naturel.
Ce n'était pas du fait de mes parents non plus, eux qui ne manquaient jamais l'occasion de critiquer les immigrés italiens qui étaient légion dans mon coin. Je ne comprenais pas pourquoi et leur attitude me dérangeait profondément d'autant plus que lorsque j'étais invité chez un de mes copains italiens, la chaleur de
l'accueil de ses parents me surprenait et forcément je me demandais ce que mes parents pouvaient bien leur reprocher.
Quelques années plus tard, sur les bancs de l'école, j'ai rencontré celui qui allait devenir mon meilleur ami. Christian.  Il était polonais et parlais très mal le français.
A notre première rencontre, nous nous sommes regardés et nous savions. J'ai été m'assoir à coté de lui et une aventure qui allait durer 40 ans commençait. Il y a une dizaine d'années, il m'a remercié de ne pas l'avoir mis en quarantaine à l'époque,
de ne pas avoir pris en compte ses "différences".
J'en suis resté sur le cul. Il ne m'en avait jamais parlé.
Je n'avais jamais, mais jamais pensé ni imaginé qu'il avait souffert de l'attitude des autres et à contrario avait apprécié la mienne.
Un petit bond dans le temps et lors de mon premier job, mon premier "collègue" direct était noir. Jean-Paul.Nous eûmes d'excellentes relations, nous sommes d'ailleurs partis quelques années en vacances ensemble. Et un jour, sur une plage quelque  part aux alentours d'Alicante, qu'elle ne fut pas ma surprise lorsqu'il m'avoua, les larmes aux yeux, qu'il ne me remercierait jamais assez de n'avoir jamais fait quelconque allusion à la couleur de sa peau.
Encore une fois, je n'ai pas compris. Pour moi, il n'avait rien de différent et je dis cela en toute honnêteté.
Encore un petit bond dans le temps.
Lorsque j'étais IT opération manager dans les années 80, j'engageais de temps à autre du personnel. Un jour, parmi les cv's reçus, celui d'un arabe, Abdel,
m'apparut comme étant le meilleur.
Naturellement il fut engagé. Je dois préciser que c'était  le premier arabe engagé dans la boite.  Je n'ai jamais compris le déferlement de haine, de reproches vilipendés par les autres cadres de l'entreprise à mon égard. " Y a pas assez de belges au chômage, non?".
Pfffttt.Crétins.
Et ainsi de suite, les exemples sont nombreux, mon copain Omar, un syrien que j'adorais, ma copine Kadija avec qui nous avons eu de nombreuses discussions "philosophiques" , etc, etc...
Je sais, j'étale tout cela comme de la tarte à la crème mais c'est nécessaire pour que l'on ne se méprenne pas sur la suite de mes propos.
Parce que parallèlement à toutes ces expériences, d'autres constats ont nourri ma réflexion et ma pensée  d'aujourd'hui.
Comme fil rouge de ce cheminement, je citerai un ami de Normandie.
Il est français d'origine italienne. Lui est né en France, ce sont ses parents qui sont venus s'y installer  pour y travailler.
Et il se plaît à me raconter que son père, en présence de tiers leur interdisait de parler italien rétorquant " qu'ici, on était en France et que la moindre des choses était de respecter le pays qui les avait accueillis."
Aujourd'hui,pourtant, quand, au hasard de mes parcours, je rencontre une mosquée, j'en éprouve un indicible sentiment de malaise.
Assez inexplicable au regard de ce que j'ai été toute ma vie.
Un athée et un laïque dans tout les sens des termes, soit  ouvert et tolérant, surtout ouvert parce que le mot tolérant me fait mal aux oreilles tellement je le trouve péjoratif.
Alors pourquoi ce sentiment de malaise?
Sans doute, premièrement, parce que je ne reconnais plus les paysages de mon enfance et que je me demande ce que ces mosquées font là.
Bon, évolution, brassage normal des populations.
Ce n'est que de l'histoire en marche, je devrais le savoir, moi qui aime tant l'Histoire.
Non,je ne devrais pas avoir ce sentiment. Mais je l'ai.
Alors, en y réfléchissant, je me dis que si jamais je n'ai  ressenti un sentiment de rejet, que du contraire, pendant tout mon parcours, c'est peut-être parce qu'"ils" étaient tous intégrés, tous ceux que j'ai rencontrés. Peut-être.
Et aujourd'hui, lorsque je suis dans une librairie à Bruxelles,
et que soudainement la porte s'ouvre et que deux arabes entrent en hurlant
à la libraire, " ferme ta boutique, sale pute, c'est ramadan", un autre sentiment de malaise m'envahit.
Plus fort encore cette fois. Je me sens personnellement agressé.
Bon, en plus tous ces attentats, cette folie meurtrière au nom d'une lecture dirigée du Coran.
J'en viens à haïr toute forme de religion, qu'elle soit elle.
Tant d'exactions ont été commises en leur nom.
Mais c'est pas le problème. Le problème est bien évidement l'intégration. Doublé d'un problème social.
Et aucun de nos gouvernements occidentaux n'a su prendre la mesure des flux migratoires et de l'intégration de ceux-ci.
Et forcément cela attise le terreau de l'extrême droite,  le racisme et le rejet de l'autre se développant de plus en plus dans les esprits de nos populations indignées. Les italiens ont même été inventé le permis de nationalité...à points. Franchement..., mais cela ne me fait même plus sourire. 

Bon, on pourrait en parler pendant des heures, il y a tant de choses à dire.
Et pour terminer sur les minarets suisses, ce qui est quand même le sujet de l'article, et bien que je sois conscient que c'est la droite facho qui exploite les peurs des "gens" et bien je dirais aujourd'hui..que je ne suis pas loin d'être d'accord avec eux. J'ai bien dit pas loin, pas plus...

Cela me fait un peu de peine d'en venir à de telles conclusions. Tant de gachis par la faute de nos gestionnaires et des religions, éternels alibis devant l'éternel.

Je suis attristé également parce que le président de la Lybie a déclaré la "guerre sainte" à la Suisse..., ça c'est aussi très fort. Pourquoi attristé? Parce que bien sur si je n'accepte pas le coté obscur de ce chef d'état, principalement son soutien probable dans de nombreux attentats terroristes qui ont fait des victimes innocentes, j'ai toujours eu un petit faible(je dis faible, hé oui chacun ses faiblesses), pour le personnage mais dans ce cas précis, transformer une petite vengeance personnelle en guerre sainte,  c'est vraiment assez pitoyable.  Soit.

Ce n'était qu'une parenthèse. En conclusion, je dirais ceci.

Immigrer dans un pays, c'est, pour reprendre mon fil rouge, le  remercier de son accueil, s'intégrer à son mode de vie parce que on a pensé, en y venant, que c'était la terre promise, le pays ou on avait envie de vivre et non pas essayer d'imposer ses propres coutumes, sa propre religion sans pour autant bien sur y renoncer.
Oui, au moins ça... par respect.

Et pour les minarets? A-t-on interdit les synagogues, les temples,etc..? Non. Alors? Mais ces derniers n'étaient sans doute pas associés à cette image négative que nous renvoie une partie de la population qui fréquentera ces minarets. Mais quelle autre image pourrait renvoyer cette population complètement déboussolée parce que laissée pour contre et à elle-même par les pouvoirs occidentaux, surtout de gauche, au nom de la sacro-sainte liberté d'expression, qui n'ont finalement rien fait de véritablement concret  si ce n'est preuve de laxisme. 

Et si la gauche bobo, TOLERANTE et bien pensante se sent offusquée par ces propos, et bien tant mieux...On peut être bobo et de droite, non...:D?

 

28.02.2010

Le drapeau dans le jardin.

Comme vous le savez certainement, la bataille de l'Arctique a commencé...

La confrontation entre les US, la Russie et le Canada est engagée. Celle-ci afin de faire prévaloir leurs droits sur ces étendues désertiques qui ne le seront plus longtemps...

C'est qu'il y a de quoi faire là-bas. Pétrole, uranium, or, etc...
Areva est déjà sur place comme bon nombre d'autres multinationales.
Et comme les glaces fondent comme un glaçon dans du whisky, c'est presque un deuxième nouveau monde qui surgit de terre.
C'est la ruée.
Même les Inuits sont engagés pour aller planter le drapeau du pays...ou celui de la célébration de leur prochaine disparition, c'est comme vous voulez!
Pauvres gens.
Mais souvenons-nous qu'il y a quelque temps, les russes avaient été planter un drapeau sur les haut-fonds marins du pôle.

 Faudra que je fasse la même chose dans mon jardin, on ne sait jamais.

Ne parlons pas de la catastrophe écologique annoncée, des animaux...
Cette fois, le pôle a presque fondu(j'exagère), et les bateaux vont pouvoir passer de l'Amérique du Nord à l'Asie et ainsi gagner cinq jours de navigation, y a vraiment pas de petit profit.

Bon tout cela c'était prévu.
Prévu que tout allait fondre...!
Prévu qu'on allait s'occuper de ces terres!
Prévu qu'on s'en tape du réchauffement climatique, pire même c'est une aubaine pour certains pour en remettre une couche, pas d'ozone hein!

Alors avec les éoliennes à la con, les maisons passives, les tris des déchets, les grenelles, on a vraiment bonne mine...

Moi, qui suis en général contre toute forme de contestation anti-libérale, j'ai toujours pensé que c'était le seul, le seul sujet qui valait bien un combat universel.., et dans l'urgence ! C'est pas que je suis écolo, non, juste réaliste.

Enfin. Moi ce que j'en dis..., faites ce que vous voulez...